"David Hockney et Picasso, Cubisme, 

du visible à l'invisible"

 
 

Cette lecture est dédiée au peintre américain Joe Downing qui nous a quittés le 29 décembre dernier.

En 1952, il a 27 ans. Il expose alors à la Galerie 8 à Paris. Quelle heureuse surprise pour lui, Picasso vient voir son exposition et l'encourage à poursuivre son travail. Deux ans plus tard, ils se retrouveront à nouveau dans l'atelier du "maître" et cet encouragement affectueux confortera Joe Downing dans sa conviction de se tourner définitivement vers l'abstraction.

 

Par Jean-Claude Delalondre

Pablo Picasso - Arlequin assis - 1915 - Gouache sur papier - Musée Angladon

Né en 1937 en Grande-Bretagne, David Hockney se lance dans la peinture après des études au Royal College of Art de Londres. Figuratif d’abord et à contre courant des mouvements artistiques contemporains des années 60, il devient ensuite une figure du Pop Art, mêlant collages et photographies dans ses oeuvres. Il vit en Californie depuis 1998.

Picasso l’a fortement inspiré et cette lecture aborde l’analyse que David Hockney donne du Cubisme dans toutes les formes d’Art, peinture et photographie, par des exemples précis nous prouvant que de nombreux peintres en véritables précurseurs ont, par ce mouvement naissant,  révolutionné l’Art du XX° siècle. À ses yeux, c’est Picasso qui a porté le mouvement cubiste sur la plus haute note, dans une énergie incomparable jusqu’à la fin de sa vie.

Cette lecture est aussi un clin d’œil affectueux à Joe Downing, lui qui, dans les années 60, dans l’abstraction lyrique qui caractérise son oeuvre, avait été encouragé par Picasso, venu en personne à l’une de ses toutes premières expositions parisiennes à la Galerie 8 et qu’il reverra plus tard chez lui dans son atelier, admiratif des formidables œuvres du "maître", qui s’y trouvaient exposées.

Picasso, David Hockney, Joe Downing, trois hommes, trois œuvres, trois destins qui se rejoignent sans s’interférer dans un Art majeur.

Pablo Picasso - Autoportrait 
Avec l'aimable autorisation du Musée Angladon - Avignon -
   
Avec Julie Arnulfo (violon) et Martine Flaissier (harpe)
- Pièces de Veracini, Albeniz et Pablo de Sarasate -
 
 
  

Balthus

"Méditations d'un promeneur solitaire de la peinture"

Entretien avec Françoise Jaunin

 

Par Jacqueline Tissot et Jean-Claude Delalondre

 

Jalonnant une œuvre dont le premier opus, dessiné à huit ans, illustre l’histoire du chat Mitsou, quelques thèmes reviennent sans cesse chez Balthus. Des portraits de jeunes filles perdues dans leurs rêves, des paysages élégiaques, des compositions étranges où l’on retrouve des symboles récurrents, comme les chats et les miroirs.

 

 

Cet entretien montre que le peintre, autodidacte des classes des maîtres anciens vénérés des siècles passés, porte un regard aimanté sur le futur aussi et toutes ses avant-gardes. Cette double attirance en fait l’un des peintres les plus troublant du XX° siècle, scrutateur aigu du monde qui l’entoure.

 
Les chats de Balthus
 
Avec Nicolas Paul (violoncelle) et Julie Arnulfo (violon)
- Pièces de Mozart -
 
 
 

"Mark Rothko : Écrits sur l'art"

 

Par Jacqueline Tissot, Julien Moine et Jean-Claude Delalondre 

 
Les prophéties de Mark Rothko

Les Ecrits sur l’Art de Mark Rothko décrivent un état, celui d’un peintre-prophète, qui dans l’abstraction la plus totale signe les strates d’un drame humain.

Son déracinement, son isolement, sa solitude sont le témoignage d’un univers énigmatique dans lequel il évolue, exécuté malgré tout dans une verve colorée tout à fait expressionniste.

 

Venu à la peinture par hasard, mais convaincu de ce destin, de nature mélancolique, Mark Rothko mettra plus de 25 ans à trouver sa propre voie.

C’est Mondrian et Matisse qui l’éblouissent et l’amènent vers l’abstraction dès 1948.

Malgré un succès grandissant, désespéré, il se donne la mort le 25 février 1970.

 

L’écrivain John Hurt analysera cet acte comme la dernière colère d’un "homme qui se sentait destiné à peindre des temples et qui devait découvrir que ses tableaux étaient traités comme de la marchandise". Ses écrits rédigés de 1934 à 1969 tentent de donner une explication à la trame de ce drame en marche. Aujourd’hui, les œuvres de Rothko sont les plus cotées au monde sur le marché de l’art international.

 
Avec Nicolas Paul (violoncelle) et Julie Arnulfo (violon)
- Sonates de Ravel -
 
               
(Toutes les illustrations sont agrandissables) 
 
                           
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